Maisons et hôtels particuliers

Toits des hôtels particuliers vus depuis le clocher de l'abbatiale

Toits des hôtels particliuers vus depuis le clocher de l'abbatiale

Saint-Sever a souvent véhiculé une image de cité médiévale. Cependant, la mission d’inventaire du patrimoine réalisée en 2016 et 2017 a permis de mettre en évidence un héritage plus récent et tout aussi riche, au sein duquel les hôtels particuliers tiennent une place de choix.

Site de l'inventaire régional de Nouvelle-Aquitaine

L’hôtel Bourouilhan

Façade à pignon de l'hôtel Bourouilhan

Façade à pignon de l'hôtel Bourouilhan

L’hôtel de Bourouilhan possède une façade à pignon et une toiture « à la guise de France », caractéristiques du XVIe siècle. Ces témoignages permettent de le désigner comme le plus ancien hôtel particulier de la ville.  Adossé aux fortifications de la ville, il était la demeure des seigneurs de Bonnehé.

Trois phases de construction viennent façonner cet hôtel particulier pour lui donner son allure actuelle. La première, au début du XVIe siècle, correspond au corps principal sous le pignon. La deuxième voit naître une nouvelle aile construite au milieu du XVIe siècle, contre la tourelle des fortifications et comprend la construction d’une galerie en bois. Enfin, les propriétaires sont autorisés à agrandir leur demeure au milieu du XVIIIe siècle, ce qui leur permet de percer une porte cochère au rez-de-chaussée.

 

L’hôtel Barbotan

Entrée de l'hôtel Barbotan en 2017

Entrée de l'hôtel Barbotan en 2017

Cet hôtel particulier, placé rue du général Durrieu était à la base une construction du XVe siècle, mais une autre demeure y est rebâtie au XVIIIe siècle. Malgré la Révolution française qui a chassé une grande partie des communautés religieuses, la municipalité rachète le bâtiment qui devient le nouveau couvent des Ursulines, en charge de l’éducation des jeunes filles.

L’hôtel Barbotan est ensuite racheté par Abel Crabos pour son industrie spécialisée dans le traitement de la plume d’oie et de canard. Une activité qui se développe de plus en plus dans la ville, puisqu’entre le début du XXe siècle et la Seconde Guerre mondiale trois usines sont implantées à Saint-Sever, permettant d’avoir une production importante. Depuis le début des années 2000, l’usine maintenant affiliée à l’entreprise Pyrenex, est déplacée dans le quartier de Péré, laissant l’hôtel Barbotan sans fonction.

 

La maison du général Lamarque

Façade est de la demeure du général Lamarque

Façade est de la demeure du général Lamarque

Comme son nom l’indique, cette maison a été la demeure du général Lamarque, qui fut l’un des généraux de Napoléon Ier. Il monte les grades de l’armée révolutionnaire très rapidement, devenant général de division à seulement trente-sept ans. Gloire militaire de Saint-Sever, une statue est érigée sur la butte de Morlanne durant la troisième République en 1896.

Cette demeure, souvent qualifiée de château, est bâtie sur une vaste parcelle entre 1810 et 1820. Le bâtiment garde un aspect très massif et imposant, notamment grâce à ses deux tourelles carrées. À sa construction, le domaine possédait un grand jardin allant jusqu’aux écuries, qui servaient aussi de lieu de stockage des productions de métairies. Aujourd’hui, les deux corps de bâtiments sont séparés par la rue Louis Sentex.

La maison Sentex

Intérieur de la maison Sentex

Intérieur de la maison Sentex © Nicolas Le Lièvre

En 1870, des travaux de voirie mettent au jour les vestiges de la villa Gallo-romaine du Gleyzia construite au milieu du IVe siècle, dans le hameau d’Augreilh au sud de la ville. Léopold Capdeville, habitant de Saint-Sever, décide de transférer une grande partie des mosaïques retrouvées, en très bon état de conservation, dans sa maison personnelle située en centre-ville. Des traces du passé conservé que ses descendants, la lignée des docteurs Sentex, a eu à cœur de conserver.

Cette demeure aux allures de cabinet de curiosités renferme également une large collection de faïences de Samadet du XVIIIe siècle, dont une partie est exposée aux dessus d’un sol de mosaïques antiques. Bien que privée, cette maison peut se visiter.

Informations et réservations : Office de Tourisme Chalosse Tursan