Léon DUFOUR (1780-1865)

Léon DUFOUR

  

Léon Dufour fait ses études primaires chez les bénédictins de Saint-Sever et ses études secondaires à l'école centrale de la même ville, où son père Charles Dufour est professeur et où se révèle son goût pour l'histoire naturelle. De 1796 à 1799, il accomplit plusieurs ascensions dans les Pyrénées et en ramène une moisson d'observations et d'échantillons botaniques. En 1799, il va à Paris, suit des cours à l'école de Santé, avant d'être externe à la Salpêtrière et à la Charité ; il soutient en 1806 sa thèse de médecine. Pendant son séjour à Paris, il fréquente assidûment les séances publiques de l'Institut. En 1806, après 7 ans d'absence, il revient à Saint-Sever en passant par la vallée du Rhône, la Provence, et le Languedoc : son journal de voyage est un document d'un extrême intérêt.

Après 2 ans de pratique de la médecine à Saint-Sever, Léon Dufour s'engage en 1808 comme médecin à l'état-major du maréchal Moncey. De retour à Saint-Sever en 1814, Léon Dufour, succédant à son père, s'installe définitivement dans sa ville natale. Pendant 50 ans, il cumule, grâce à un travail inlassable, la pratique de la médecine et ses recherches de naturaliste. Il est élu en 1830, membre correspondant de l'Institut.

Léon Dufour, outre son livre Souvenirs d'un savant français, ses carnets, ses innombrables lettres, a écrit plus de 300 articles et notices dispersés dans un grand nombre de revues. L'entomologie l'emporte de beaucoup car il eut pour les insectes une vraie passion : il apparaît un peu comme un précurseur dans l'art de les chasser, de les examiner au microscope, d'étudier leurs mœurs et de les conserver. Il fut l'inspirateur du plus grand entomologiste français : Jean-Henri Fabre.