Antoine Simon DURRIEU (1775 - 1862)

Antoine Simon DURRIEU

  

Destiné à l'état ecclésiastique, le jeune Antoine Simon Durrieu fut envoyé au séminaire d'Aire-sur-Adour. Mais la Révolution ayant fermé les séminaires, le jeune homme travailla quelque temps à Bayonne dans un comptoir, puis, à l'âge de 18 ans, rejoignit en 1793 le corps des Gardes Nationaux de Bayonne. Il est élu capitaine au 6e bataillon de volontaires des Landes en janvier 1794.

Ayant suivi Bonaparte à l'armée d'Orient, il se signala lors de la prise de Malte et la bataille des Pyramides. Il rentre en France en 1799. Il participe, avec l'Armée du Rhin puis avec l'Armée d'Italie à de nombreuses victoires. Sa carrière se poursuit alors en Italie. Devenu aide de camp du général Maximien Lamarque, il le suit à la Grande Armée, et sa conduite à Wagram en 1809 lui vaut le grade de colonel. En 1812, il participe à la retraite de l'armée française et tient pendant 3 mois, jusqu'à l'arrivée de secours, la place de Glogau-sur-l'Oder. Il est alors nommé général de brigade. Blessé à la bataille de Dresde, puis fait prisonnier par les Prussiens en 1814, il ne sera libéré qu'à la chute de l'Empire. Employé alors à l'organisation des corps d'infanterie de la 1ère division militaire, le général Durrieu recevra de Louis XVIII, en 1814, la croix de Chevalier de Saint-Louis et, en 1815, le titre de baron. Il servira à la bataille de Ligny, puis à Waterloo, où il sera très gravement blessé et restera sans soin sur le champ de bataille, pour être finalement relevé et fait prisonnier par l'ennemi. Rentré de captivité, il mettra 18 mois à se rétablir et devra attendre 1818 pour reprendre du service comme maréchal de camp au corps royal d'artillerie. Promu général de division en 1829, il recevra du roi de Grèce la grand-croix de l'Ordre du Sauveur. À la chute des Bourbons, le général Durrieu se ralliera à la Monarchie de Juillet.

Sa carrière militaire ne s'arrêtera qu'avec son élection, le 31 janvier 1834, comme député de la circonscription de Saint-Sever. Réélu en 1837, en 1839 et en 1842, il sera élevé à la pairie le 14 août 1845 par le roi Louis-Philippe, devenant ainsi le premier pair de France de son département. À nouveau représentant des Landes à la Législative en 1851, il se retirera définitivement à Saint-Sever sous le Second Empire, se refusant désormais à jouer tout rôle d'homme public et vivant du modeste héritage paternel et de sa pension militaire. Napoléon III l'élèvera en 1859 à la dignité de Grand-Croix de la Légion d'honneur.